Le Périnée : qu'est-ce que c'est?

Le périnée (en rose) est un ensemble de muscles et tissus qui forment un 'hamac" dans la partie inférieure du bassin.

Il a un rôle :

- de soutien des organes (vessie, utérus, rectum)

- de continence urinaire et fécale : en se contractant (vers le haut) en resserrant les sphincters

- dans la sexualité : une partie de ses fibres se dirigent vers le clitoris.

 

Lors de la lésion de ce muscle par étirement excessif lors d'un accouchement par exemple, le périnée a du mal à assurer un ou plusieurs de ses rôles. Apparaissent alors des symptômes divers (incontinence, sensation de pesanteur, douleurs) qui poussent les patients à consulter. S'il n'y a pas de consultation après les premiers symptômes, ceux-ci peuvent se résoudre spontanément ou s'aggraver, allant jusqu'à provoquer des prolapsus, c'est à dire la descente des organes (vessie, utérus, rectum).

 

Autres causes possibles de lésion de la fonction du périnée : grossesse, constipation chronique, certains sports mal pratiqués ou pratiqués en excès, agression sexuelle, lésions post-chirurgicales, maladies neurologiques, certains médicaments.

 

La 1ère vidéo ci-dessous montre le lien entre abdominaux et périnée féminin.

 

La 2è vidéo montre le fonctionnement du périnée masculin!

 

On en parle peu, mais les hommes possèdent aussi un périnée, il peut être dysfonctionnel suite à une opération de la prostate, une constipation chronique, une maladie neurologique ou encore la prise de certains médicaments.

 

 

 

Mon périnée n'a pas encore retrouvé toute sa force, puis-je commencer les abdos?

 

 

NON et OUI

 

 

Cela dépend de la manière dont vous allez travailler les abdominaux.

Non si vous faites les abdos "classiques" : soulever le tronc par rapport au bassin, soulever les jambes (ciseaux, pédalos , etc). 

Ce type d'exercice entraîne une augmentation de pressions dirigées vers le bas, donc vers les organes et le périnée.

Oui si vous faites des abdos 'hypo-pressifs" avec la respiration.

Ce type d'exercices entraîne une augmentation de pression vers le haut et donc "allège" le périnée, ce qui aide même le périnée à récupérer sa force plus rapidement.

 

Il faut savoir qu'on a 3 couches d'abdos : 

- muscle transverse (couche profonde collée aux organes)

- muscles obliques droit et gauche (couche moyenne)

- muscle grand droit : "plaquettes de chocolat" (couche superficielle)

 

Le muscle qui nous intéresse en priorité, c'est le muscle transverse : il "gaine", comme si on portait une ceinture lombaire mais à l'intérieur du corps. Il a l'avantage de s'étendre jusqu'au dos, c'est pour ça qu'en travaillant ce muscle, on peut espérer obtenir un ventre plat mais aussi un dos plus fort. On le muscle avec des exercices de respiration et de gainage dans la progression.

 

Il s'active également lors de la tenue de la posture, c'est pour ça qu'il est souhaitable d'ajouter des exercices debout en activité (exemple : vélo, course, marche rapide) tout en pratiquant "l'auto-grandissement".

 

Ci-dessous : vidéo explicative de l'exercice qui réveille le muscle transverse, vous pouvez aller directement à la 5è minute pour commencer l'exercice.

 

 

 


Et la contraception post-partum?

source : HAS Haute Autorité de la Santé : https://www.has-sante.fr

Particularités de la prescription et du conseil chez la femme en post-partum

Le choix d’une méthode doit prendre en compte :

  • l’allaitement éventuel ;
  • le risque thromboembolique veineux majoré durant la grossesse et dans les premières semaines post-partum(jusqu’à 42 jours [6 semaines]) ;
  • les pathologies survenues pendant la grossesse (HTA gravidique, prééclampsie, diabète gestationnel, phlébite, etc.).
  • Méthodes utilisables

    Le préservatif (masculin, féminin) représente la seule méthode de contraception efficace contre les infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le sida. Il est donc nécessaire d’associer un préservatif à toute autre méthode contraceptive si une protection contre les IST/sida est recherchée.

    Les méthodes ci-après sont présentées dans l’ordre adopté par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette présentation ne préjuge en rien de leur niveau d’efficacité, ni de leur fréquence d’utilisation en France.

     

    - Méthodes hormonales – Estroprogestatifs

    (pilule, anneau vaginal, patch transdermique)

    Chez la femme qui allaite : les estroprogestatifs ne sont pas recommandés dans les 6 mois suivant l’accouchement.

    Chez la femme qui n’allaite pas :

    • les estroprogestatifs sont utilisables à partir de 42 jours après l’accouchement (normalisation du risque thromboembolique) en l’absence de contre-indications (principalement d’ordre thromboembolique veineux ou artériel[1], hépatique, carcinologique…) et en prenant en compte les facteurs de risque de thrombose (notamment antécédents personnels ou familiaux de thrombose veineuse ou artérielle, thrombophilie biologique connue, immobilisation prolongée, obésité, âge > 35 ans, HTA, diabète, dyslipidémie, tabagisme, migraine) ;
    • selon l’OMS, ce délai peut être raccourci à 21 jours en l’absence de facteur de risque thromboembolique veineux (antécédent thromboembolique veineux, thrombophilie, immobilisation, transfusion lors de l’accouchement, IMC > 30 kg/m2, hémorragie du post-partum, accouchement par césarienne, prééclampsie ou tabagisme) et en l’absence d’autres contre-indications ;

    Plusieurs voies d’administration sont disponibles (pilule, anneau, patch) : les pilules de 3e génération contenant du désogestrel ou du gestodène, et de 4e génération contenant de la drospirénone, exposent à un risque accru d'accidents thromboemboliques par rapport aux pilules contenant du lévonorgestrel ; elles ne doivent pas être utilisées en première intention. Celles qui étaient remboursées ne le sont plus depuis le 31 mars 2013. La littérature fait état d’une possible augmentation du risque thromboembolique veineux et artériel en fonction des doses d’éthinylestradiol. Les autres estroprogestatifs (dont anneaux et patchs) ne devraient être réservés qu’aux cas d’intolérance aux pilules de 1re ou 2e génération[2]. et aux femmes pour lesquelles un autre type de contraception n’est pas possible.

  •  Méthodes hormonales – Progestatifs

    (pilule, implant sous-cutané, injection intramusculaire)

    Les progestatifs sont utilisables chez la femme en post-partum ne présentant pas de contre-indications(notamment accidents thromboemboliques veineux évolutifs, saignements génitaux inexpliqués, cancer du sein ou de l’utérus, pathologie hépatique sévère actuelle ou ancienne) ;

    • en cas d’allaitement : les progestatifs seuls peuvent être utilisés à partir de 21 jours après l’accouchement ;
    • en l’absence d’allaitement : les progestatifs seuls sont utilisables à partir de 21 jours après l’accouchement.

    Plusieurs voies d’administration sont disponibles :

    • pilule microprogestative : pilule au lévonorgestrel ou au désogestrel ;
    • implant à l’étonogestrel : méthode de longue durée d’action : est laissé en place et efficace pendant 3 ans (diminution possible de l’efficacité en cas de surpoids/d’obésité). Intéressant chez des adolescentes ayant des problèmes d’observance. Prendre en compte le risque de troubles menstruels (aménorrhée, spotting) pouvant être à l’origine d’un retrait prématuré du dispositif ;
    • les injections d’acétate de médroxyprogestérone (tous les 3 mois) : leur indication est limitée aux cas où il n’est pas possible d’utiliser d’autres méthodes contraceptives. Compte tenu des risques potentiels (notamment thrombose veineuse, diminution de la densité minérale osseuse, prise de poids), leur utilisation doit être limitée dans le temps.
    • - Dispositifs intra-utérins (DIU)

      (DIU au cuivre et au lévonorgestrel [LNG])

      Les DIU sont utilisables chez la femme en post-partum que la femme allaite ou non :

      • à partir de 4 semaines après l’accouchement*;
      • après avoir évalué et écarté un risque infectieux (rechercher une infection à Chlamydia trachomatis et Neisseria gonorrhoeae**avant la pose notamment en cas d’IST, infection génitale haute en cours ou récente, âge < 25 ans, partenaires multiples).

      Les contre-indications du DIU au LNG sont les mêmes que celles des progestatifs.

      La pose d’un DIU au cuivre dans les 48 heures après un accouchement est possible mais n’est pas d’usage courant en France.

    • - Méthodes barrières

      (préservatifs masculins et féminins, diaphragme et cape cervicale, spermicides)

      Ces méthodes ont une efficacité contraceptive moindre que celle de la contraception hormonale ou du DIU. Elles nécessitent que les deux partenaires soient motivés, aient bien compris leur utilisation après un apprentissage spécifique ; elles doivent être utilisées lors de tous les rapports sexuels, quelle que soit la date du cycle.

      Compte tenu du taux élevé d’échec, l’éventualité d’une grossesse non prévue doit être acceptable, sinon préférer une autre méthode.

    • Préservatifs (masculins, féminins) :

      • seule méthode de contraception efficace contre les IST, y compris le sida ;
      • à privilégier si une méthode barrière doit être choisie en post-partum ;
      • efficacité contraceptive;
      • préservatifs en latex recommandés de préférence aux préservatifs en polyuréthane (risque de rupture ou de glissement) sauf si allergie au latex ; n’utiliser que des lubrifiants aqueux ;
      • informer sur le mode d’emploi des préservatifs (masculins, féminins)* ;
      • informer sur la conduite à tenir en cas de rupture/glissement du préservatif et sur la contraception d’urgence.

      Diaphragme, cape cervicale, spermicides :

      • inutilisables avant 42 jours (6 semaines) après l’accouchement ;
      • efficacité contraceptive du diaphragme/de la cape améliorée par l’association à un spermicide;
      • ne sont pas efficaces pour protéger contre les IST/sida ;
      • la détermination de la taille du diaphragme/de la cape, au préalable, par le praticien (médecin ou sage-femme) et l’apprentissage se font en consultation. En cas d’utilisation d’un diaphragme avant la grossesse, la taille de celui-ci doit être réévaluée après un accouchement ;
      • les spermicides s’achètent en pharmacie sans prescription.
      • - Méthodes naturelles

        (aménorrhée lactationnelle, retrait, méthodes d’abstinence périodique et d’auto-observation)

        Aménorrhée lactationnelle (méthode de l’allaitement maternel et de l’aménorrhée [MAMA]) : l’allaitement peut avoir un effet contraceptif jusqu’à 6 mois après l’accouchement (risque de grossesse à 6 mois < 2 %) si toutes les conditions suivantes sont réunies :

        • allaitement exclusif ;
        • allaitement jour et nuit, 6 à 10 tétées/jour ;
        • pas plus de 6 heures entre 2 tétées la nuit, pas plus de 4 heures le jour ;
        • aménorrhée persistante (absence totale de règles).

        Il convient d’utiliser une autre méthode de contraception en cas de retour des règles, de réduction de la fréquence ou de la durée des tétées, d’introduction de l’alimentation au biberon ou dès que le nourrisson atteint l’âge de 6 mois (OMS).

        Autres méthodes naturelles :

        • les méthodes d’abstinence périodique et d’auto-observation ne sont utilisables qu’après retour des règles (nécessité d’avoir eu ses règles à 3 reprises et d’avoir des cycles réguliers).
        • leur efficacité est moins bonne que celle des méthodes hormonales, mécaniques ou barrières. Elles peuvent convenir à des femmes connaissant bien leur cycle, ayant des règles régulières, maîtrisant bien l’utilisation de la méthode.
        • compte tenu du taux élevé d’échec, l’éventualité d’une grossesse non prévue doit être acceptable, sinon préférer une autre méthode.
        • une formation spécifique de la femme et/ou du couple est nécessaire.

        Ces méthodes ne protègent pas contre les IST/sida.

         

        - Méthodes de stérilisation

      • Peuvent apporter une réponse contraceptive appropriée dans certaines situations.

        Plusieurs méthodes disponibles :

        • insertion d’un dispositif intratubaire par hystéroscopie : réalisable à partir de la 6e semaine après l’accouchement ou la césarienne ;
        • ligature des trompes et autres méthodes (électrocoagulation, pose d’anneaux ou de clips) : peuvent être réalisées soit dans les 7 jours après l’accouchement, soit à partir de 42 jours (6e semaine) après l’accouchement ou la césarienne (délai d’involution utérine).

        Les présenter comme irréversibles.

        Un délai de réflexion de 4 mois doit être respecté entre la demande initiale et la réalisation de la stérilisation.

Les contraceptions : laquelle nous convient le mieux?

source : HAS Haute Autorité de la Santé

La HAS a réalisé un travail sur la contraception. Objectif : aider le professionnel de santé à identifier et à proposer la ou les méthodes les plus adaptées au profil et à la situation des personnes qui le sollicitent. Explications d’Emmanuelle Cohn*, coordinatrice du projet (HAS).

Un document de synthèse sur la contraception a été réalisé. Il comprend un focus sur les méthodes les plus efficaces. Comment définit-on une méthode très efficace ? 

L’efficacité d’une méthode contraceptive est définie par le nombre de grossesses non désirées qui surviennent lors d’une utilisation correcte. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une contraception est considérée comme très efficace si le nombre de grossesses non désirées pour 100 femmes pendant la première année d’utilisation correcte et régulière de la méthode est < 1.
Selon cette définition, la contraception hormonale (progestative ou estroprogestative), la contraception intra-utérine et la stérilisation (masculine et féminine) sont les moyens les plus efficaces pour éviter les grossesses non désirées.
Les autres moyens (préservatif, spermicide, diaphragme avec spermicide, cape cervicale, méthodes dites « naturelles » : méthodes d’ovulation, des deux jours, des jours fixes, retrait, etc.) sont moins efficaces. Parmi ceux-ci, le préservatif masculin a le taux de grossesses non désirées le plus bas mais comporte un risque élevé d’échec dans son emploi courant.

Doit-on se focaliser sur la seule efficacité des méthodes contraceptives ?

Deux autres aspects sont à considérer : la notion de choix de la méthode contraceptive par les personnes concernées et les risques de transmission des infections sexuellement transmissibles. Le préservatif est la seule méthode qui a fait la preuve de son efficacité dans la prévention de la transmission de ces infections.

La contraception hormonale (estroprogestatifs et progestatifs)

• Contraceptifs oraux estroprogestatifs (COEP). Les plus récents (3e ou 4e génération) exposent à un risque accru d’accident thromboembolique veineux (4 sur 10 000 contre 2 sur 10 000 pour les contraceptifs de 1reou 2e génération contenant moins de 50 μg d’éthinylestradiol). Il convient donc de préférer les contraceptifs de 1re ou 2e génération les moins dosés en éthinylestradiol lors de la prescription.
• Contraception estroprogestative transdermique (Evra®). L’efficacité de ce patch a été établie chez des femmes âgées de 18 à 45 ans. Elle peut être diminuée chez les femmes pesant 90 kg ou plus.
• Contraception estroprogestative vaginale (Nuvaring®). L’efficacité de cet anneau vaginal a été établie chez des femmes âgées de 18 à 40 ans.
Le risque d’événement thromboembolique veineux associé à l’utilisation du patch est similaire à celui observé avec les COEP de 3e ou 4e génération. Le risque associé à l’utilisation de l’anneau est au moins identique à celui observé avec les  COEP de 2e génération. 
• Contraception orale progestative (Cerazette® et génériques et Microval®).
La contraception progestative par voie orale peut être utilisée en cas d’antécédent de thrombose. Cependant, par précaution, elle est contre-indiquée en cas de thrombose en cours.
• Contraception progestative sous-cutanée (Nexplanon®). Son efficacité a été établie chez les femmes entre 18 et 40 ans. La Commission de la transparence de la HAS a situé ce contraceptif en deuxième intention. Cet implant peut être utilisé en cas d’antécédent de thrombose. Cependant, il est contre-indiqué en cas de thrombose en cours. Chez les femmes en surpoids, l’effet contraceptif au cours de la 3e année d’utilisation peut être inférieur à celui observé chez les femmes de poids normal.
• Contraception progestative injectable (Depo-Provera®). Ce contraceptif est prescrit lorsqu’il n’est pas possible d’utiliser d’autres méthodes. Son utilisation n’est pas recommandée chez les adolescentes et chez les patientes présentant des facteurs de risque d’ostéoporose. Il est contre indiqué en cas d’antécédent d’accident thromboembolique veineux ou artériel.

La contraception intra-utérine

Deux types de dispositifs intra-utérins (DIU) sont disponibles : les DIU au cuivre et les DIU au lévonorgestrel. Il s’agit d’une méthode contraceptive très efficace, de longue durée d’action. Aucun risque de cancer et aucun risque cardiovasculaire n’ont été mis en évidence.
Les DIU au cuivre peuvent être proposés à toutes les femmes (nullipares comprises), dès lors que les contre-indications à la pose, les risques infectieux, le risque de grossesse extra-utérine et les situations à risque ont été écartés.
Les DIU au lévonorgestrel sont indiqués en deuxième intention, après les stérilets au cuivre. Ils peuvent être utilisés en cas d’antécédent de thrombose. Cependant, ils sont contre-indiqués en cas de thrombose en cours. 

Les méthodes de stérilisation

La stérilisation féminine (occlusion des trompes de Fallope) ou masculine (occlusion des canaux déférents) est indiquée chez les personnes majeures souhaitant un moyen de contraception irréversible.
La stérilisation féminine peut aussi être préconisée lorsque toute grossesse est contre-indiquée.
Les méthodes de stérilisation sont encadrées sur le plan règlementaire. En particulier, elles ne peuvent être pratiquées qu’à l’issue d’un délai de réflexion de quatre mois après la première consultation médicale et après confirmation écrite par la personne concernée de sa volonté de subir une intervention à visée définitive.

* Propos recueillis par Arielle Fontaine – HAS